dimanche 5 août 2012

Todo asfaltado

Nous repartons vers le nord , notre objectif étant de rejoindre la ville d' Otavalo en passant par la vallée du rio Intag. Itinéraire magifique, parait-il, mais difficile. 2 itinéraires différents s'offrant à nous, nous interrogeons les habitants sur la faisabilité de chacun. Et là, chacun nous dit la sienne: pour certains, le meilleur est celui-ci "todo asfaltado", pour d'autres, c'est l'autre direction qui est "toda asfaltada". Nous avons surtout l'impression que les équatoriens ne connaissent pas très bien leur pays, mais au lieu de dire franchement qu'ils ne savent pas, ils nous racontent n'importe quoi. D'ailleurs, c'est plutôt mieux ici qu'au Pérou et surtout qu'en Bolivie¡ On nous indiquait des distances toujours inférieures, parfois de moitié , à la réalité. Et le pire, c'était lorsque nous essayions de recouper temps et distance. " Oh, pas loin, 1 km¡" " Combien de temps à pied?"
" Oh, 1 heure"...... D'accord.......
Bref, le passage par Nanegal ayant recueilli la majorité des " todo asfaltado", nous le choisissons.

Après une magnifique descente de 20 km, "toda asfaltada", les ennuis commencent. Bien évidemment, rien n'est asphalté, tout est en côte, et je peux vous dire que le chemin Bonino, c'est de la gnognote à côté.
Le vélo de Violette, trop chargé à l'arrière, se cabre sans cesse, et elle craque. Christophe est lourd comme un âne mort avec le tandem. Je dois dire modestement que je suis la seule à tenir le coup.
















Nous décidons de faire du stop, car beaucoup de petites camionnettes à plateaux circulent.
Un jeune homme s'arrête vite, mais il n'a qu'une voiture normale, et nous propose de nous décharger en prenant les sacoches. Nous n'osons pas accepter, trop méfiants¡ Il repart et revient 10 minutes plus tard avec un pick-up¡ Il était allé au village suivant et avait emprunté la voiture de son père¡
Nous prenons ensuite un bus pour terminer notre étape, et là, nous pouvons profiter vraiment des paysages splendides.
Nous reprendrons heureusement les vélos le lendemain, le goudron ayant réapparu.
La route monte et descend , longeant le rio Intag. Cette vallée est un haut lieu d'activisme anti - minier. Le gouvernement veut ouvrir plusieurs mines de cuivre dans la région. Les habitants s'y opposent farouchement et s'organisent en coopératives de développement: écotourisme, réintroduction de cultures anciennes, comme la tomate en arbre par exemple ( pas très bon d'ailleurs), café bio.










Le café pousse à l'ombre, ici des bananiers.



Ainsi, nous passerons une délicieuse après-midi dans les sources thermales de Nangulvi, entièrement gérées par les communautés paysannes. Plusieurs bassins et piscines, à des températures différentes, font le bonnheur de Violette et Céleste, qui sympathisent avec plusieurs jeunes gens, pendant que Christophe et Sylvie font la causette avec des équatoriens en barbotant dans l'eau chaude.





Sur la place du village de Garcia Moreno, le soir, les habitants jouent au volley, enfin , ce n'est pas vraiment du volley, car il y a 2 équipes de 3, au lieu de 6 au volley. C'est un sport très populaire ici, ca nous change du foot péruvien ou bolivien.






Malheureusement, la fièvre reprend Christophe, et pour le soulager, je prend la tente sur mon vélo.
 Arrivés à Apuela, je rêve d'un bus, et quel bus¡




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